Députée de la 2ème Circonscription de Seine et Marne
Ancien Maire de Nemours

Alerte sur la pénurie de médicaments !


En 2017, l’Agence nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) a reçu 530 signalements de traitements « essentiels » en rupture de stock ou en tension d’approvisionnement. Un triste record qui doit nous faire prendre conscience d’une réalité inquiétante en pleine expansion et qui soulève des questions majeures de santé publique.


De nombreux médicaments d’intérêt vital sont concernés par ces pénuries à répétition : anticancéreux, antibiotiques, anesthésiants, antiallergiques, vaccins dont le BCG pour les nourrissons. La liste est longue.
Une carence qui touche aussi certains médicaments à usage quotidien et pour lesquels l’Ordre national des Pharmaciens tire la sonnette d’alarme tout en ayant mis en place, en 2016, DpRupture, un outil intéressant qui prend la forme d’un système d’alerte directe entre les pharmacies et les industriels.


Source d’angoisse extrême pour les patients, cette situation, dont les conséquences sont souvent dramatiques pour ceux souffrant, notamment, de pathologies chroniques, n’est pas acceptable.

Si des solutions de substitution peuvent heureusement être envisagées de manière temporaire, les risques pour la santé sont importants, notamment au regard des problèmes d’efficacité et de tolérance.


L’indisponibilité récurrente de certaines classes thérapeutiques conduit ainsi à des pertes de chance inadmissibles pour les patients mais elle met aussi en danger la santé publique en alimentant la perte de confiance de nos concitoyens dans le système de santé.


C’est particulièrement le cas des vaccins, comme la pénurie récemment observée du Pneumovax qui suscite l’incompréhension des patients et dont les stocks insuffisants sont susceptibles de remettre en cause la fragile adhésion de certaines populations à la stratégie vaccinale. Les pharmaciens d’officine, en particulier, témoignent d’un fort sentiment de frustration et de stress chez les patients concernés, qui renforcent la méfiance envers les laboratoires, mais également à l’encontre des pouvoirs publics.

Face à la pénurie de médicaments et de ce que cela implique pour les patients, il nous faut agir.


Ainsi, j’ai souhaité cosigner la proposition de loi de mon collègue Maxime MINOT, Député de l’Oise, qui poursuit un double objectif : renforcer la continuité du traitement et participer à répondre au désarroi des malades.