Députée de la 2ème Circonscription de Seine et Marne
Ancien Maire de Nemours

Trois mois de travail sur les Assises nationales de la mobilité !

 

Trois mois de débats, plus de 400 réunions, 600 spécialistes, 2 500 propositions, 25 000 votes : Les Assises de la Mobilité lancées en septembre dernier ont suscité un bouillonnement d’idées, de projets.

Lors de la clôture de ces Assises dans le cadre de l’ Event Center du Zénith de Paris, je suis intervenue en tant que présidente du groupe de travail « pour une mobilité plus intermodale » que m’avaient confié le Premier ministre et la ministre des Transports.

Nous avons effectué un travail très riche, dans un temps relativement court sur un sujet transversal. L’intermodalité concerne aussi bien le transport de voyageurs que le transport de marchandises. Notre objectif était de répondre aux besoins croissants de nos concitoyens en terme de mobilité.

Trois axes principaux sont sortis de nos travaux : La gouvernance, les outils numériques ainsi que le financement et la tarification.

Des pistes pour les transports de demain

A l’issue des auditions et réunions, notre groupe de travail a dégagé de nombreux consensus, mentionnant notamment que la Région pourrait être le chef de file de la mobilité. Certains territoires ont énormément développé leurs offres de transport et les zones les plus rurales sont moins bien loties. Il conviendrait donc d’organiser la mobilité dans sa globalité, à travers des rencontres régulières entre les différents acteurs.

Les collectivités possédant les différentes compétences en terme de transport ont aussi besoin de se concerter afin que évolutions des pôles multimodaux soient plus cohérentes.

Les nouvelles technologies, le développement des outils numériques, l’ouverture des données transports par l’ensemble des opérateurs afin de développer de nouvelles solutions,  faciliteraient l’orientation des voyageurs et des transporteurs.

On peut également imaginer une plateforme où l’on pourrait compiler tous les nouveaux arrêtés municipaux en vigueur pour en informer très rapidement les transporteurs.

Le groupe de travail a aussi proposé la mise en place d’une billettique harmonisée afin que l’usager puisse acquérir toutes les solutions de mobilités dont il a besoin (vélib, covoiturage, bus, …). De même, le souhait est de sanctuariser le Versement Transport (VT), non pas pour faire de la gratuité mais pour développer les offres de transports.

Enfin, il faudrait mettre en place une fiscalité incitant les Français à abandonner l’autosolisme et se tourner de plus en plus vers le covoiturage.

J’espère que ce rapport de synthèse agrémenté de nombreuses propositions et pistes de progrès servira de socle au volet programmation et financement des infrastructures de la loi d’orientation sur les mobilités qui sera présentée au Parlement au cours du premier trimestre 2018 et que je suivrais avec la plus grande attention.