Députée de la 2ème Circonscription de Seine et Marne
Ancien Maire de Nemours

Santé : pénurie et formation des gynécologues médicaux

J’ai appelé l’attention de Mme la Ministre des Solidarités et de la Santé sur la chute alarmante du nombre de gynécologues médicaux.

Plus qu’une baisse, c’est un effondrement, si l’on en croit le dossier publié dans Le Monde, le nombre de gynécologues médicaux a chuté de 41,6 % en dix ans entre 2007 et 2017. On ne compterait aujourd’hui plus que 1136 spécialistes pour une population de 28 millions de femmes de plus de 16 ans. Six départements ne possèdent aujourd’hui aucun gynécologue médical. Les gynécologues médicaux qui partent à la retraite ne seront pas remplacés car la filière « gynécologie médicale » a été fermée suite à une directive européenne de 1987. Pendant 17 ans aucun gynécologue médical n’a été formé. Depuis 2003, seuls soixante gynécologues médicaux sont sortie de formation. Trop peu pour assurer la relève. Les gynécologues « mixtes » qui pourraient s’installer comme gynécologue médical préfèrent se concentrer sur la chirurgie.

Conséquence logique de cette pénurie, les prix flambent et le délai d’attente pour avoir un rendez-vous ne cesse d’augmenter. Alors que la France possède un des meilleurs indices de santé des femmes, la pénurie de spécialistes dédiés à la prévention et destinés à suivre les femmes tout au long de leur vie, peut mettre en péril ces bons résultats.

Je demande donc à Mme la Ministre des Solidarités et de la Santé si elle a prévu d’augmenter le nombre de formation de gynécologues médicaux et de m’indiquer par quels moyens elle compte pallier à la pénurie qui soulève des questions de santé publique.