Députée de la 2ème Circonscription de Seine et Marne
Ancien Maire de Nemours

Renouvellement du matériel roulant des lignes SNCF Intercités

J’ai attiré l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des Transports sur l’avenir des lignes Intercités et plus précisément sur le renouvellement du matériel roulant affecté à ces lignes structurantes.

En effet, l’Etat, autorité organisatrice des lignes Intercités, souhaite renouveler le matériel roulant destiné à remplacer une flotte de rames usagées et peu performantes sur trois lignes, Paris-Clermont, Paris-Limoges-Toulouse, longue de 720 kms et Bordeaux-Marseille,qui imposent des caractéristiques techniques spécifiques de vitesse et ainsi enrayer le déclin des Intercités, essentiels à la desserte de nombreux territoires.

L’appel d’offres lancé en mars 2018 par la Direction générale des infrastructures des Transports et mis en place par SNCF Mobilités fait l’objet de nombreuses interrogations de la part des constructeurs spécialisés dans ce domaine.

En premier lieu, le matériel proposé ne répond pas à une volonté de rechercher un matériel déjà disponible sur le marché européen afin d’éviter des dépenses non négligeables de développement qui seraient difficilement amortissables sur une petite série de rames. Il est également relevé que les critères imposés ne répondent pas pleinement au cahier des charges qui avait été exposé lors de concertations avec les acteurs concernés et les collectivités, prenant en compte les attentes exprimées par les usagers.

Alors que de fortes contraintes pèsent actuellement sur les finances publiques, il pourrait s’avérer judicieux de reformuler la demande et surtout de prendre en compte les critères présentés laissant apparaître un appel d’offres destiné à des rames de qualité, au confort renforcé pour accomplir de longs trajets.

J’ai demandé dans un premier temps au Ministre s’il n’existerait pas une opportunité de recourir aux contrats-cadres existants (plateformes OMNEO-Régio2N de Bombardier et REGIOLIS d’Alstom) par exemple ou la rénovation de rames TGV pour remplacer le matériel roulant des lignes Intercités structurantes.

Ces solutions auraient l’avantage de permettre une économie substantielle pour les finances publiques, non seulement en termes d’acquisition mais également en maintenance.

La récente annonce d’une commande d’une centaine de « TGV du futur » par le ministre de l’Economie et des Finances rend d’autant plus légitime la question du recours à du matériel TGV rénové pour les lignes Intercités de grandes distances.

Je lui demande également si ces propositions seraient susceptibles de retenir l’attention du Gouvernement alors que sera présenté au Parlement dans quelques mois, la Loi d’orientation des mobilités et programmation des investissements en matière de transport pour les prochaines années.