Députée de la 2ème Circonscription de Seine et Marne
Ancien Maire de Nemours

Ma question au Gouvernement sur le statut des VTC/Taxis: 12000 emplois à pérenniser

J’ai posé aujourd’hui une Question au Gouvernement concernant le statut des chauffeurs à la demande, les  » VTC » :

 

 

Texte de la question :

 

Ma question s’adresse à Monsieur le 1er Ministre,

Le nouveau monde connait-il les enjeux de l’économie numérique ?

La question se pose !

Alors que l’on nous a vanté le renouvellement et le rajeunissement de cette assemblée, on se demande pourquoi le Gouvernement tarde à régler la question du statut des chauffeurs privés dits VTC ?

La loi Grandguillaume de décembre 2016 a mis fin au statut LOTI et oblige ainsi les 12.000 chauffeurs à se tourner vers le statut de VTC avant le 31 décembre 2017.

Or, pour obtenir le sésame de VTC, les épreuves théoriques n’ont commencé qu’en mai dernier et la pratique, en juillet.

A ces mois perdus, s’ajoutent, la complexité des questions posées lors de l’épreuve théorique, en voici deux exemples :

–          Qui préside les commissions locales de T3P ?

–          A quel moment doit intervenir la libération totale du capital dans une SARL ?

Beaucoup d’entre nous seraient incapables d’y répondre …

Le constat est sans appel :

  • Un taux de réussite à l’épreuve théorique de 20% en Ile de France quand il se situe à 80% à Londres,
  • Un délai de réussite à l’examen de 26 semaines en France contre 12 à Londres,

Face à cette situation, beaucoup de chauffeurs vont se retrouver au chômage au 1er janvier 2018 !

Monsieur le 1er Ministre,

  • Alors que vous avez lancé les Assises de la Mobilité,
  • Alors que l’enjeu est de permettre à tous les Français de mieux se déplacer,

Il convient d’augmenter l’offre de transport à la demande et cela commence par une hausse du nombre de chauffeurs professionnels de taxi / VTC dont dans le Grand Paris il est seulement de 5.6 pour 1000 habitants contre 17 à Londres

La mobilité de demain doit favoriser toutes les alternatives crédibles à la détention de la voiture personnelle.

Il est donc urgent d’intervenir pour pérenniser 12.000 emplois souvent détenus par des jeunes issus des quartiers les plus défavorisés.