Députée de la 2ème Circonscription de Seine et Marne
Ancien Maire de Nemours

Des propositions ambitieuses pour l’agriculture

bléL’agriculture française traverse une crise majeure, à la fois conjoncturelle
et structurelle, dont le gouvernement n’a pas pris la mesure. L’embargo
russe a davantage accentué les difficultés. Mais l’agriculture n’est pas
la seule à être abandonnée par le gouvernement. Les territoires ruraux
vivent, eux aussi, un profond sentiment d’abandon. Face à cet échec, les
Républicains font des propositions ambitieuses.

L’AGRICULTURE FRANÇAISE DOIT REDEVENIR LA PREMIÈRE PUISSANCE EUROPÉENNE !
Pour rendre à l’agriculture française son rang, les Républicains affichent une ambition puissante.
C’est poser un acte de souveraineté que de vouloir refaire de notre agriculture la première puissance européenne. Elle est un pilier stratégique de notre économie et doit pouvoir garantir à la France un « pouvoir vert » qui se traduira par notre souveraineté alimentaire.
Pour cela, des réformes en profondeur s’imposent. Les Républicains l’ont bien compris. Alors que le gouvernement a supprimé la TVA compétitivité, nous proposons de réduire les charges pour que la main-d’œuvre française redevienne compétitive par rapport à nos concurrents européens.
Cette démarche sera complétée par un lissage fiscal sur cinq ans pour les agriculteurs, comme c’est déjà possible pour les auteurs, pour en faire un outil de stabilisation des revenus agricoles.
En outre, la contractualisation autour de filières organisées en interprofessions devra permettre de répartir plus équitablement les marges entre le producteur, le transformateur et le distributeur. Les Républicains veulent des agriculteurs qui puissent vivre de leur travail grâce à des prix rémunérateurs.

LA FRANCE DOIT MENER UNE VÉRITABLE STRATÉGIE AGRICOLE EUROPÉENNE

Au-delà de la stratégie d’influence à Bruxelles (la France ne dispose d’aucun conseiller au cabinet du commissaire européen à l’Agriculture !), un moratoire sur la surtransposition de textes européens doit être décrété.

Mais nous irons plus loin encore pour rendre de l’oxygène aux exploitations agricoles : les Républicains souhaitent la déconstruction des normes obsolètes et inefficaces. La refonte du code du travail, notamment l’abrogation du compte pénibilité, que nous appelons de nos voeux, allégera le carcan administratif les agriculteurs.
De plus, nous sanctuariserons les crédits de la PAC pour nos agriculteurs. Depuis 2013, le budget annuel de la France est passé de 9,3 milliards d’euros à 9,1 milliards d’euros. Le gouvernement a laissé voter une PAC qui prévoit une baisse des fonds mis à disposition des agriculteurs ! Nous ne commettrons pas la même erreur.

Cette renégociation de la PAC sera aussi l’occasion, comme la France l’avait fait à l’initiative du Président Nicolas Sarkozy, en 2010, de saisir le G20 pour mettre en place les mécanismes qui permettront de lutter contre la volatilité des prix internationaux des matières premières agricoles. Nous proposons que puissent être créés des stocks d’intervention de matières premières qui permettraient de réguler efficacement les prix face à la spéculation boursière.