Députée de la 2ème Circonscription de Seine et Marne
Ancien Maire de Nemours

Présentation du Plan pauvreté d’Emmanuel Macron : beaucoup de bruit pour rien

Tant de fois annoncé, tant de fois repoussé, ce Plan pauvreté qui se veut révolutionnaire ressemble malheureusement davantage à du bricolage qu’à une stratégie gagnante.

Nous faisons face à du recyclage d’anciennes annonces :

  • De maigres mesures pour augmenter le nombre de places de crèches, en réalité déjà annoncées depuis des mois, qui déçoivent les professionnels du secteur et sont difficile à mettre en œuvre pour les élus locaux ;
  • Un système de financement de petit-déjeuners dans les cantines qui reste flou, et qui risque de faire peser une charge supplémentaire sur les collectivités, déjà présenté lors du Congrès de Versailles en juillet.
  • La création d’un revenu universel d’activité, qui comprendra notamment le RSA, susceptible d’être suspendu après deux refus d’offres d’emploi raisonnables. Cette disposition existe déjà en réalité pour le RSA, en cas de « refus de deux offres d’emploi présentées par votre référent sans motif valable ».

Cette « opération recyclage » est combinée à un saupoudrage de quelques milliards supplémentaires :

  • Extension de la Couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) à 200 000 personnes supplémentaires ;
  • Extension de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) aux majeurs jusqu’à 21 ans (à la place de 18 ans), ce qui fera payer une charge considérable aux départements ;
  • Création de la « garantie activité » pour 300 000 allocataires par an.

 

En expliquant que « ce que je vous dis là, je ne le comprenais pas il y a quinze mois », Emmanuel Macron esquisse un semblant de mea culpa, comme un énième exercice de communication.

Avant de lutter contre la pauvreté, Emmanuel Macron serait inspiré d’arrêter de l’aggraver. Il a matraqué depuis un an les retraités aux revenus modestes et s’apprête à désindexer leurs pensions. Un couple à 1100 € de pension chacun perd déjà 480 € de pouvoir d’achat avec la hausse de CSG cette année, il perdra 340 € supplémentaires avec la désindexation l’année prochaine, soit un total de 820 € en 2019.

La désindexation des pensions de retraite concernera plus des trois quarts des retraités dont certains touchent moins de 900 € de pension par mois (seuls les retraités au minimum vieillesse de 833 € par mois seront épargnés).

Sans oublier les taxes sur le gasoil, l’essence, le gaz et le fioul qui vont continuer d’augmenter l’année prochaine (encore + 3 Mds€) !

Les Républicains proposent

Chez Les Républicains, nous défendons une allocation unique (hors handicap et chômage) plafonnée à 75% du SMIC avec 5h obligatoires de travail d’intérêt collectif par semaine, pour lutter contre les dérives de l’assistanat et valoriser le travail. Laurent Wauquiez a formulé cette proposition dès 2011.

Cette allocation inclura l’ensemble des « droits connexes » nationaux et locaux : tarifs sociaux pour l’eau, chèque énergie, prime de Noël, aides au transport, aides pour les crèches et la restauration scolaire, exonération de redevance télévision, bons de vacances, tickets loisirs… L’objectif est que le retour au travail soit payant.

C’est une question de justice : nous défendons le social par le travail, pas le social par l’assistanat.