Députée de la 2ème Circonscription de Seine et Marne
Ancien Maire de Nemours

Il est nécessaire que chaque femme bénéficie de soins gynécologiques appropriés

J’ai déposé une question écrite à l’attention de la ministre des Solidarités et de la Santé sur l’importance pour la santé des femmes de leur accès à la gynécologie médicale.


Cette spécialisation médicale occupe une place essentielle en raison de ses actions de prévention contre les cancers du sein et de l’utérus et, plus généralement, en faveur de la santé et de la qualité de vie des femmes.

Or, du fait de sa suppression en 1987, puis de son rétablissement en 2003, on observe une forte de pénurie de postes de gynécologues médicaux, spécialité bien distincte de l’obstétrique.

Alors qu’en 2007, on comptait 1 945 gynécologues médicaux (ce qui était déjà trop peu), ils sont aujourd’hui moins de 1 000 à exercer pour près de 30 millions de femmes en âge de consulter.
82 postes seront offerts à l’issue des épreuves classantes nationales (ECN) au titre de l’année universitaire 2018-2019, ce qui constitue un progrès sensible, mais demeure encore insuffisant.

Il est nécessaire que chaque femme puisse bénéficier de soins gynécologiques appropriés tout au long de sa vie. Ces soins permettent une meilleure santé et un meilleur état psychologique de la population féminine.

En conséquence, et sachant que la discussion du projet de loi n° 404 (2018-2019), adopté par l’Assemblée nationale, relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé n’a pas permis d’éclaircir les intentions gouvernementales en la matière, j’ai demandé à la Ministre de garantir un suivi gynécologique de qualité et de proximité.