Députée de la 2ème Circonscription de Seine et Marne
Ancien Maire de Nemours

Désertification médicale: des zones fragiles dans le sud Seine et Marne

Les perspectives démographiques médicales ne laissent planer aucun doute: au cours des prochaines décennies, les pouvoirs publics vont être confrontés aux défis liés à la couverture médicale de l’ensemble du territoire, plus particulièrement dans les zones rurales et urbaines précarisées.

Ce phénomène de désertification médicale, déjà sensible sur certains territoires notamment ruraux, est le résultat d’une conjonction de divers facteurs : un vieillissement des praticiens en activité, un recul des vocations de médecin généraliste, un moindre attrait de l’exercice libéral, l’installation de plus en plus tardive des nouveaux praticiens.

Ces réalités aboutissent à des situations extrêmement difficiles à gérer telles des fermetures définitives de cabinets médicaux mettant fin à l’accès aux soins de nombreuses populations. La Seine-et-Marne manque cruellement de médecins de proximité (l’offre de soins de premier recours) sur de nombreux territoires. Une récente cartographie publiée par l’Agence Régionale de Santé (ARS) contraste avec la précédente de 2012.

Aujourd’hui, plus de 45% des Seine-et-Marnais vivent dans une zone considérée par l’ARS comme déficitaire ou fragile. Ils étaient 20% en 2012. Si le nombre de territoires jugés déficitaires est passé de huit à sept, celui des zones fragiles a bondi, passant de quatre en 2012 à dix-huit en 2015.

Ils sont désormais classés déficitaires. Treize zones qui n’étaient pas concernées par le manque de médecins de proximité sont aujourd’hui devenues fragiles aux yeux des autorités sanitaires dont les secteurs de Nemours et de Château-Landon.

Très inquiets, les élus locaux prennent aujourd’hui des initiatives en créant des pôles médicaux, des centres de soins, des maisons de santé mais ces réalisations ne peuvent combler que très partiellement les besoins. J’ai donc interrogé la Ministre pour connaître les mesures que le Gouvernement envisage de prendre afin de répondre à cette problématique de désertification médicale touchant l’ensemble des territoires.