Députée de la 2ème Circonscription de Seine et Marne
Ancien Maire de Nemours

Retraites: la méthode Macron est un échec. Consulter les propositions des Républicains

Le conflit social à propos du projet de réforme des retraites est d’abord le signe de l’échec de la méthode Macron : des discours, des annonces souvent contradictoires et, pour finir, un projet flou sans ligne directrice qui génère inquiétude et anxiété.

La méthode Macron est un échec car il isole le problème des retraites de tous les autres aspects qui doivent être pris en compte, profession par profession – infirmières, professeurs, policiers, gendarmes, pompiers, etc. Ces hommes et ces femmes expriment des inquiétudes et des demandes qui vont bien au-delà du seul problème de leurs retraites. La mobilisation actuelle contre la réforme des retraites cristallise des mécontentements encore plus profonds dans notre société que le Président de la République ne voit pas ou ne veut pas écouter.

Les inquiétudes sont d’autant plus vives qu’Emmanuel Macron a maltraité les retraités comme jamais. 2 retraités sur 3 ont été appauvris à cause de la hausse injuste de CSG et de la désindexation des pensions de retraite (Institut des politiques publiques). La perte de pouvoir d’achat pour les ménages de retraités a été de quelque 400 € en moyenne de janvier à octobre 2018 (Insee). Et le gouvernement n’a rétropédalé que pour une partie des retraités. Pour un couple de retraités ayant chacun une pension mensuelle de 1 500 €, la perte de pouvoir d’achat excède 1 100 € par an (660 € par la hausse de CSG et 497 € par la désindexation des pensions). La retraite n’est pas un privilège, mais un droit, le fruit d’une vie de travail.

Forts de ce constat, les députés Les Républicains ont formulé des propositions claires pour assurer l’avenir des retraites:

Préserver le pouvoir d’achat de tous les retraités : refuser toute hausse des cotisations ou toute baisse des pensions. Nous voulons supprimer la hausse de CSG pour tous les retraités et ré indexer toutes les pensions.

• Si on ne veut pas baisser les pensions ni augmenter les cotisations, un seul choix est possible : l’âge de départ à la retraite devra passer progressivement de 62 à 64 ans, puis être ensuite indexé sur la hausse constatée de l’espérance de vie en bonne santé, tout en tenant compte de la pénibilité de certaines carrières.

Aligner les modes de calcul des régimes de retraites publics sur ceux du privé.

Mettre fin aux régimes spéciaux et fixer un calendrier de sortie tout en prenant en compte les spécificités liées à la pénibilité de certaines professions.

Sanctuariser les acquis de la politique familiale concernant les droits familiaux et conjugaux, qui sont des piliers de notre système de retraite.

Préserver l’indépendance des caisses de retraites autonomes (à l’image de celui des avocats) des organismes qui ont été de bons gestionnaires, et qui ont dégagé des excédents sans faire appel aux contribuables.

Garantir les pensions de réversion des veuves et des veufs.