Députée de la 2ème Circonscription de Seine et Marne
Ancien Maire de Nemours

Des erreurs majeures du Gouvernement dans le budget de la sécurité Sociale

La loi de financement de la sécurité sociale, votée cet après-midi par le Parlement, a pour objet de fixer les objectifs de dépenses sociales et de santé, en fonction des prévisions de recettes. Ces objectifs de dépenses traduisent les grandes priorités gouvernementales en matière de solidarité et d’accès aux soins.

Or, cette année, à l’issue de deux lectures du texte et d’une commission mixte paritaire (Sénat-Assemblée nationale) infructueuse, on était en droit d’attendre mieux de l’État, qui à l’image de son Gouvernement, a été une nouvelle fois à la « botte » des financiers de Bercy !

J’ai donc voté « contre » ce budget malgré quelques bonnes mesures comme la création du congé de proche aidant ou encore la création d’un service public de recouvrement des pensions alimentaires.

Mais, le gouvernement a commis plusieurs erreurs majeures :

– en construisant ce budget sur l’austérité des retraités. C’est l’ensemble des pensions de retraite et des prestations familiales qui auraient dû être ré-indexées sur l’inflation. Contrairement à ce que le Gouvernement prétend, il s’agit en réalité d’un abaissement du pouvoir d’achat des retraités et des familles,

-en n’attribuant qu’une  rallonge de 300 millions à l’Hôpital public qui est en danger; juste de quoi redonner un peu l’oxygène à l’ensemble du système de santé qui est en crise (grèves de urgences, sous-investissement chronique, ras-le-bol des soignants, difficulté d’accès aux soins, perte de vitesse de l’industrie pharmaceutique), sans résoudre durablement les problèmes,


– en égratignant le remboursement du prix du médicament et en affectant une industrie pharmaceutique mal en point.

En conclusion : Après le Plan « Ma Santé 2022 » en septembre 2018 et le « plan » annoncé en septembre 2019 (qui prévoyait une enveloppe de 750 M€ d’ici 2022 pour tenter de mettre fin à la crise des urgences (mais ni lits, ni effectifs supplémentaires), il s’agira du 3ème Plan en 2 ans !

Il serait nécessaire que le Gouvernement arrête d’annoncer des plans, se mette au travail, et propose des budgets cohérents en temps et en heure.