Députée de la 2ème Circonscription de Seine et Marne
Ancien Maire de Nemours

Aujourd’hui, l’agriculture contribue largement à la préservation de la biodiversité

Le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages est revenu cette semaine pour une seconde lecture à l’Assemblée nationale après sa récente adoption au Sénat. En commission du développement durable où j’ai déposé de nombreux amendements dont 2 ont été adoptés mardi et mercredi, j’ai évoqué les dispositions afférentes à l’activité agricole. En première lecture, notre groupe avait voté CONTRE car le texte comptait de nombreuses dispositions qui préoccupaient le monde agricole.

En effet, les débats ont parfois été très durs à l’encontre des agriculteurs, conduisant à remettre en cause leur gestion en bon père de famille. Aujourd’hui, l’agriculture contribue pourtant largement à la préservation de la biodiversité. Les agriculteurs sont en contact avec le vivant tous les jours sur leurs exploitations.

Face à la crise que traverse l’agriculture française, il serait suicidaire d’imposer à nos agriculteurs de nouvelles contraintes environnementales qui vont au-delà des exigences européennes. Au tout réglementaire, il vaut mieux privilégier la contractualisation et les partenariats avec les agriculteurs. Il est primordial de trouver le juste équilibre entre développement durable et compétitivité de notre agriculture.

J’ai salué le travail de nos collègues sénateurs qui ont répondu aux interrogations du monde agricole en modifiant très substantiellement certaines dispositions contraignantes.

Un seul exemple : l’interdiction à compter du 1er janvier 2016 de l’usage des produits phytosanitaires de la famille des néonicotinoïdes a été supprimée au motif que le législateur français n’est pas habilité à interdire l’usage d’une famille de produits phytosanitaires. Une telle disposition relève, en effet, du législateur européen.

L’examen très long des 900 amendements portant sur les 72 articles se poursuivra la semaine prochaine avant un débat dans l’hémicycle le 15 mars.