Députée de la 2ème Circonscription de Seine et Marne
Ancien Maire de Nemours

Demande de suivi complet des enfants dans les centres d’action médico-sociale précoce (CAMSP)

campsJ’ai attiré l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion, sur les difficultés auxquelles sont confrontées les familles d’enfants suivis par les centres d’action médico-sociale précoce (CAMSP) qui ont pour vocation la prise en charge ambulatoire des enfants de 0 à 6 ans présentant des troubles du développement avérés ou suspectés.

Compte tenu de l’absence ou de l’insuffisance de personnel dans certaines spécialités, le plateau pluridisciplinaire des CAMSP ne permet pas toujours de mettre en œuvre l’ensemble des prises en charge thérapeutiques ou des rééducations prévues. Les CAMSP ont donc parfois recours à des prises en charge libérales pour permettre un suivi thérapeutique complet, régulier et soutenu. Or la remise en cause de leur financement par certaines caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) est un sujet d’inquiétude qui peut conduire à des suivis incomplets voire à des ruptures de prises en charge. Dans le département de Seine-et-Marne, la CPAM exige depuis peu une demande de dérogation demandant la prise en charge des soins réalisés en libéral, en précisant qu’une telle demande doit être effectuée de façon exceptionnelle. Par conséquent, les professionnels libéraux hésitent désormais à recevoir les enfants adressés par les CAMSP par crainte de se voir refuser l’accord de prise en charge.

C’est pourquoi j’ai demandé que des dispositions réglementaires soient prises afin de permettre le maintien de cette disposition sur tout le territoire et d’assurer ainsi aux enfants l’obtention du suivi thérapeutique adapté à leurs difficultés.