Députée de la 2ème Circonscription de Seine et Marne
Ancien Maire de Nemours

Nos exportations de chêne coûtent cher à nos emplois et à la planète

J’ai attiré l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les difficultés que connaît actuellement l’industrie de la transformation du bois, et en particulier le secteur lié à la transformation du chêne. La France est le premier producteur européen de chêne et près de 30 % de la production nationale est expédiée à l’étranger pour être transformée. Ceci est une aberration car une partie reviendra sur le territoire français une fois transformée. Les externalités de ce non-sens économique sont terribles. Alors que l’on cherche à limiter les énergies carbonées en privilégiant les circuits courts comme cela se fait de plus en plus comme dans le secteur de l’agroalimentaire, la filière chêne est un véritable contre-exemple. Par ailleurs, si l’on parvenait à limiter les exportations des grumes de chêne cela permettrait d’assurer du travail pour les scieries qui ont recours, de plus en plus souvent, au travail partiel. Pour mémoire la filière de transformation du bois représente 26 000 emplois directs à l’échelle nationale. Je lui demande si le Gouvernement a prévu, comme les principaux pays producteurs de chêne (Allemagne, États-Unis, Canada) de limiter les exportations de grume de chêne.