Députée de la 2ème Circonscription de Seine et Marne
Maire de Nemours

Nos compatriotes de Guyane méritent d’être entendus !

Insécurité, immigration clandestine, baisse des dotations aux collectivités… la Guyane, c’est la France périphérique, puissance 10 ! La France éloignée des grandes métropoles ; celle qui souffre le plus de l’abandon de l’Etat et d’un développement économique déficient, peinant à valoriser les ressources et les atouts naturels de nos territoires.

Face aux déséquilibres qui minent l’unité de la nation, nous devons restaurer l’autorité de l’Etat. En Guyane, la criminalité est huit fois supérieure à celle de la région PACA. Comment dès lors s’étonner que de quasi milices constituées de citoyens lambda s’organisent pour prendre le relais de forces de police débordées face à l’explosion de la délinquance ?

Naturellement, cette crise sans précédent ne tombe pas du ciel. Ici encore, le gouvernement s’est illustré par son manque de vision et de courage. Le prochain quinquennat devra changer de cap, afin de lutter vraiment contre la délinquance et l’immigration clandestine.

En Guyane comme en métropole, les Français sont las d’entendre les appels creux à l’ouverture, surtout lorsque l’immigration, faute de maîtrise, crée le terreau propice au développement de vives tensions culturelles.
Vendredi dernier à Biarritz, où j’ai pu l’accompagner, François Fillon a tenu à rappeler qu’il n’y a pas de République sans intégration, et qu’il convient donc, plus que jamais, de « réduire l’immigration à son strict minimum ».

Loin des discours ambivalents de M. Macron et agressifs de Mme Le Pen, François Fillon veut que la politique d’immigration de la France s’appuie sur des quotas fixés chaque année en fonction de nos capacités d’accueil.

Je soutiens cette idée réaliste et juste. C’est aux étrangers qu’il revient de faire l’effort d’intégrer la France, avec ses lois, sa langue et ses moeurs, et non à la France de se plier à des coutumes qui ne seraient pas conformes au pacte structurant la communauté de destin que métropolitains et ultra-marins formons depuis des siècles.