Députée de la 2ème Circonscription de Seine et Marne
Ancien Maire de Nemours

Il faut stopper le recul de l’apprentissage dans notre pays

Sphère apprentissage

J’ai alerté le ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social sur la baisse significative du nombre de jeunes choisissant la voie de l’apprentissage.

Deux études publiées en février 2015, issues des services du ministère du Travail et du ministère de l’Éducation nationale établissent un bilan particulièrement négatif.

Après avoir baissé en 2013 de 3,1 % par rapport à 2012, le nombre d’apprentis a de nouveau chuté de 3,2 % en 2014. Tous secteurs confondus, 273 209 nouveaux contrats d’apprentissage ont été conclus, 264 580 dans le secteur marchand (- 3,2 %) et 8 629 dans le secteur public (- 4,7 %).

La baisse des entrées en 2013 affecte presque tous les secteurs. Elle concerne plus particulièrement ceux profondément touchés par le ralentissement économique, notamment le bâtiment et les travaux publics. Son ampleur résulte par la conjonction de plusieurs facteurs. Elle tient notamment au fait que les jeunes sortant de classe de troisième s’orientent moins souvent vers l’enseignement professionnel, et l’apprentissage en particulier.

Cependant, l’apprentissage est une filière majeure, une voie attractive notamment en Europe. Elle est synonyme d’insertion et d’emploi. Au Danemark, un jeune sur cinq est en apprentissage, en Allemagne c’est un jeune sur quatre et en Suisse un jeune sur trois. En France, seulement un jeune sur sept trouve un intérêt à ces formations.

Et les résultats sont pourtant intéressants: sept jeunes sur dix trouvent un travail l’année suivant l’obtention de leur diplôme.

Il est impératif que le gouvernement prenne des mesures d’urgence pour favoriser et dynamiser les filières de l’apprentissage.