Députée de la 2ème Circonscription de Seine et Marne
Ancien Maire de Nemours

La RATP et le futur réseau du grand Paris Express

VLcomDDJ’ai interrogé la directrice générale de la RATP sur l’ouverture à la concurrence pour la gestion du réseau du futur Grand Paris Express.

Si les échéances sur le réseau historique sont encore lointaines (fin du monopole de en 2024 pour les bus, 2029 pour les tramways et 2039 pour les métros et les RER), les nouvelles lignes, elles, devront faire l’objet d’un mise en concurrence : je pense notamment à la future ligne 15 du GPE.

Comment votre groupe se prépare-t-il à cette concurrence ? Allez-vous vous appuyer sur RATP Dev, votre filiale dédiée aux activités hors Ile-de-France, habituée à l’obtention de nouveaux marchés ? Êtes-vous prêt, tout simplement, pour répondre aux futurs appels d’offres en Ile-de-France ?

Ma seconde question a concerné le plan bus électrique de la RATP. Le groupe public souhaite disposer, d’ici 2025, en Île-de-France, d’un parc 100 % écologique, comprenant des bus tout électrique et des bus à gaz renouvelable, en cohérence avec les objectifs de réduction de 20 % des émissions de gaz à effets de serre inscrits dans le Plan de Déplacement Urbain d’Île-de-France. Le plan Bus2025 devrait permettre de diminuer de 50 % le bilan carbone de la RATP.

Cette transition énergétique doit se faire en 3 phases :

– 1ère phase : un renforcement dès à présent du nombre de bus hybrides ;

– 2ème étape (2015-2017) : tests et expérimentations de toutes les technologies de bus électriques et systèmes de recharge existants ;

– 3ème étape (2017-2025) : déploiement massif de bus électriques et biogaz (respectivement 80 % et 20 %).

La RATP va devoir lancer des appels d’offres pour renouveler le parc composé de 4 500 bus. Ce renouvellement offre de belles perspectives à la profession et devrait lui permettre de lancer des investissements dans la recherche et développement ainsi que dans ses outils industriels.

En l’état actuel des évolutions technologiques, la RATP pourra-t-elle se fournir auprès des industriels français et européens ou sera-t-elle contrainte de se tourner vers le marché chinois ?